Le radon est un gaz radioactif qui provient de la désintégration de l’uranium et du radium, présents naturellement dans le sol et les roches. Il est inodore, incolore et inerte chimiquement, ce qui le rend indécelable par les sens humains.

Les départements de la région Auvergne, notamment le Cantal, font partie des départements concernés par la présence de radon, avec des disparités géographiques. Sa présence varie fortement en fonction des zones géologiques (sous-sol granitique et volcanique).

Rejeté dans l’air extérieur, ce gaz est rapidement dilué et ne pose pas de problème. Sa concentration moyenne reste généralement très faible.

Par contre, le radon a la propriété de diffuser facilement à l’intérieur des bâtiments, particulièrement dans les caves et les rez-de-chaussée, où il peut alors s’accumuler. Compte-tenu de ses modes de migration, chaque construction est un cas particulier. Son accumulation résulte de paramètres environnementaux (concentration dans le sol, perméabilité et humidité du sol, présence de fissures ou de fractures dans la roche sous-jacente), des caractéristiques des bâtiments (procédé de construction, type de soubassement, fissuration de la surface en contact avec le sol, système de ventilation…) et du mode d’occupation (ouverture insuffisante des fenêtres, calfeutrage des ouvrants…).

Au-delà de certaines doses, le radon et ses dérivés sont des éléments dangereux, et leurs effets sur la santé sont reconnus.

En-dessous du niveau de référence de 300 Bq/m³, l’exposition au radon ne nécessite aucune disposition particulière. Les recommandations générales de bonne pratique s’appliquent : aérer son logement par l’ouverture des fenêtres au moins dix minutes par jour dans chaque pièce, vérifier et entretenir les systèmes de ventilation installés, ne pas obturer les entrées et sorties d’air, veiller à la bonne qualité de l’air intérieur dans le cadre de travaux de rénovation énergétique…

En cas de concentration comprise entre 300 et 1.000 Bq/m³, des mesures simples permettent d’abaisser la concentration en radon. Outre les recommandations générales de bonne pratique, il est demandé de réaliser des étanchements pour limiter l’entrée du radon dans le bâtiment, rectifier les dysfonctionnements éventuels de la ventilation dans le cadre de son entretien classique, améliorer ou rétablir l’aération naturelle du soubassement…

Au-delà de 1.000 Bq/m³, il est nécessaire de faire réaliser un diagnostic du bâtiment par un professionnel qui permettra de définir les travaux d’aménagement à entreprendre.

Pour les particuliers, le seul moyen de connaître la concentration de radon à son domicile est d’acheter un dosimètre auprès de l’une des sociétés qui les produisent.

 

Toutes les informations sur le radon, sa prise de mesure et les aménagements éventuels à mettre en œuvre sont disponibles sur le site de l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire : www.irsn.fr

 

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